Dédicace #71 – Tous nos jours parfaits - Jennifer Niven

Nous remercions Jennifer qui nous a envoyé cette sacrée dédicace à l'occasion du concours que nous avons organisé avec notre partenaire lors de la Foire du Livre de Bruxelles 2020.

Mon nom est Jennifer, une étudiante âgée de dix-neuf ans. Quelques semaines plus tôt, j'ai eu la merveilleuse occasion de pouvoir dévorer un livre d'une personne dont nos deux points communs sont : notre prénom et notre amour de l'écriture — Jennifer Niven, l'autrice de Tous nos jours parfaits. L'histoire fait part de deux adolescents qui se retrouvent en proie des mauvaises joies que peut nous pondre la vie ; Violet, le deuil de sa sœur aînée et Finch, une solitude rythmée par une relation houleuse avec son père et sa bipolarité. Un bouquin en somme semblable à ces nombreux qui pullulent les étagères des librairies, me diriez-vous ? Peut-être. Les avis restent mitigés à son égard, mais pour moi, ce fût une vraie claque.

 

Ce livre m'a bouleversé et m'a plongé dans mes propres années lycées rythmées par l'abandon, la solitude, la peur, la tristesse, la rage et la dépression. De par sa prose, l'autrice nous dépeint le chemin de l'héroïne vers sa reconstruction et, surtout, le quotidien de Finch, laissé avec ses tendances suicidaires et son amour de la musique.

 

Je souhaite à ceux qui ne l'ont pas encore lu (du moins, ceux aptes à lire certains passages pouvant faire ressurgir des souvenirs douloureux), de se plonger dans cette quête en compagnie de ces deux adolescents. De découvrir, par les phrases et leurs échanges les contrées de l'Indiana, les conflits qui peuvent diviser les couples et familles, les conséquences (positives et négatives) que peuvent laisser un divorce chez les enfants. La société tend souvent à oublier le mal-être chez les plus jeunes pensant naturellement que « ce sont des problèmes d'adultes » ou « tu n'as rien vécu pour être ainsi ». Or, chaque période de vie possède ses qualités et ses soucis. Ni la mort et ni la santé mentale attendent, patiemment, que l'Homme atteigne sans accrocs ses vingt-ans ou plus encore. Elles viennent, prennent, nous tombent dessus et ce, sans ménagement.

 

« J'ai appris qu’il y avait du bon dans ce monde, si on prend la peine de bien chercher. J'ai appris que tous les êtres humains ne sont pas forcément décevants, moi y compris, et j’ai appris qu’un tas de terre de 387 mètres peut sembler plus haut qu’une tour quand on s’y perche avec la bonne personne. »