Dédicace #13 - La ville des voleurs - David Benioff 

J'aime les histoires ! Les petites qui, sans y toucher, vous emmènent dans les grandes. Les magiques, où l'on court sur les toits ! Les timides qui empruntent l'entrée de service plutôt que l'escalier d'honneur. 

 

Lorsque j’ai lu ce livre, je vivais à Moscou. Et les amis de passage, me déposaient des livres. Contraints par mon obsession sur la Russie, chacun se creusait la tête pour en trouver un que je n'aurais pas lu. Au milieu des grands classiques ou des quarante-et-une biographies de Vladimir Poutine, tomba ce livre inattendu : La ville des voleurs.

 

1941, le siège de Leningrad. L'un des actes les plus terribles de la seconde guerre mondiale. Neuf-cents jours où règnent la faim, le froid et les bombes. Les règles en ville sont strictes. Les exécutions courantes. Et là ! Lev et Kolya, deux adolescents au fond d'une cellule. L'un attrapé à détrousser des cadavres, et l'autre déserteur, attendent d'être fusillés. Mais tombés du ciel, des œufs leur sauvent la peau: introuvables depuis le début du siège, le chef du NKVD leur garantit la vie sauve s'ils en dénichent une douzaine, le Colonel Grechko répugne à marier sa fille sans un gâteau (un cake, quoi)! 

Libérés de leur cellule, commence une chasse au trésor surréaliste. 

 

Si ce bouquin est un conte, son décor apocalyptique est effroyablement réel ! D'un coté et de l'autre de la ligne de front, entre les cannibales ou les cruels Einsatzgruppen, le duo explore le quotidien d'une population en otage. Une épopée initiatique, jouissive et pleine d'émotions. Ici, le merveilleux et le rire damnent le pion au tragique. Bon voyage.