Dédicace #17 - Les vertus de l'échec - Charles Pépin

Je suis un grand enfant, partiellement atteint du syndrome de Peter Pan! J’aime m'émerveiller des beautés de la nature et apprécier les petits plaisirs de la vie. J'adore le second degré, les jeux de mots, l'humour bon enfant, la franche camaraderie! J'ai une fascination pour les arbres qui défient le temps dans tous sens du terme. 

 

Je n'aime pas l'administratif, les rapports de subordination en entreprises, la prudence à tout prix, le matérialisme exagéré et les cons comme Trump.

 

J'ai lu ce livre en septembre 2018 à un moment où j'étais un peu paumé au niveau professionnel et personnel avec cette impression d'avoir tout raté, d'avoir fait les mauvais choix et d'être arrivé dans un cul de sac qui m'empêchait d'avancer. Je nourrissais le fantasme de vouloir tout recommencer à zéro. À commencer par faire d'autres études plus artistiques et passionnantes que celles de Gestion d'Entreprise que j'ai réussies avec brio mais qui ne m'ont pas transcendé... À cette époque je vois un coach et ensemble on met le doigt sur des choses intéressantes de ma personnalité qui m'empêche d'avancer. L'auto-jugement négatif, la minimisation de mes réussites, mon indécision… J'avais besoin de lire quelques chose d'enthousiasmant, de stimulant qui prenne en compte la notion d'échec. Un ami très proche m'a recommandé "Les vertus de l'échec" de Charles Pépin, je l’en remercie encore...

 

Ce livre m'a fait beaucoup de bien car il montre à quel point nos échecs ou nos sentiments d'avoir échoué peuvent être un moteur pour rebondir et aller plus loin. Cet ouvrage est truffé d'exemples concrets de personnalités issues du monde contemporain comme de l'antiquité qui ont toutes un point commun : avoir construit leur réussite en comprenant leurs échecs. Chefs d'Etat, patrons d'entreprise, sportifs, artistes, les exemples sont tirés de tous les horizons…

 

La culture de l'échec propre au monde Anglo-saxon est tellement plus porteuse que celle qui vise à punir l'échec et les soi-disant "loosers"... En général celui qui subit un échec tôt aura une meilleure capacité de résilience que celui qui échoue trop tard. Le premier se posera plus vite les bonnes questions là ou le second se mettra en mode Cruise Control ne se posant plus trop de questions. Ça m'a fait penser au film "La haine" et à cette phrase célèbre: "C'est l'histoire d'un homme qui tombe d'un immeuble de 50 étages. Le mec au fur et à mesure de sa chute il se répète sans cesse pour se rassurer: jusqu'ici tout va bien, jusqu'ici tout va bien... mais l'important c'est pas la chute, c'est l'atterrissage." À ce propos, C. Pépin utilise beaucoup de citations très explicites pour illustrer ses propos. C'est un livre qui se dévore en quelques jours voire quelques heures si vous êtes en vacances ! Il fait du bien au moral et redonne confiance en la vie lorsque l’on a l'impression d'être bon à rien ou dans une phase de déprime.

 

 

Je souhaite à ceux qui ne l'ont pas lu de s'octroyer cette bonne dose d'enthousiasme et de comprendre les raisons qui ont mené les grands hommes et femmes à la réussite qu'ils ont connue. Depuis la lecture de ce bouquin j'ai pu faire un bon bilan et me recentrer tant personnellement que professionnellement en trouvant un job qui me corresponde davantage. Tout n'est pas parfait mais C. Pépin a su me redonner confiance! Bonne lecture.