Dédicace #43 - Les frères Karamazov - Fiodor Dostoïevski

 

Un roman d’amour et de haine ravageur contre le père. 

 

Si quelqu’un, un jour, a répondu à la question du mythe d’Oedipe, c’est bien Dostoïevski dans son roman, les frères Karamazov. 

 

Le meurtre du père hante la littérature depuis des siècles. Personne, mieux que Dostoïevski, n’est parvenu à nous faire comprendre avec autant de finesse psychologique le complexe d’Oedipe… « Qui ne désire pas la mort de son père? ». 

 

J’ai lu ce roman vers mes 16 ans. Il m’a heurté de plein fouet et m’a fait comprendre que je ne devais pas tuer mon père… mais simplement lui dire non et m’émanciper de lui. Sans les frères Karamazov, je serais devenu un parricide, un assassin. 

 

Lire l’oeuvre de Fiodor Dostoïevski, notamment les Frères Karamazov, c’est arpenter un Olympe de mots qui illumine la littérature mondiale. 

 

Note de Dédicaces: Le 17 mai 2019, à l’issue de son spectacle Fritland au Théâtre de Poche, Zenel Laci nous a fait l’honneur et le bonheur de partager ses lectures et ses histoires avec le public de Dédicaces. Un vrai pow-wow autour de l’importance des livres et des mots (ou parfois du manque de mots) dits ou écrits. Nous vous livrons ici la dédicace que Zenel a bien voulu nous confier. Elle fait partie de ce long entretien, que nous retranscrivons par ailleurs dans notre newsletter du mois de juin.